Le Salon à la Ferme c’est le 2 mars chez l’Abeille & la Blette!

Cette année, bien évidemment Covid oblige, pas de Salon de l’Agriculture en grande pompe à Paris. Qu’à cela ne tienne, faisons le Salon dans les fermes! Les petites, les riquiquis, celles des paysannes et paysans qui, de toute façon, ont bien du mal à se reconnaître dans l’Agriculture, les pratiques, les orientations présentées lors de ce lointain salon. La Confédération Paysanne, syndicat auquel, ce n’est un secret pour personne, nous sommes très attachés, a donc pris l’initiative d’organiser partout en France, du 27 février au 7 mars, le Salon à la Ferme, le premier salon national de l’agriculture paysanne. Près de 200 fermes sont mobilisées sur l’ensemble du pays. Pas rien, hein! Vous trouverez l’ensemble des évènements ici et puis , toutes les fermes ouvertes.

Comme le titre de ce petit billet ne ménage pas grand suspens, nous faisons partie de ces fermes qui ouvrent leurs portes! Nous sommes ravis de pouvoir prendre part à l’aventure et autant vous dire que lorsque Mathieu, animateur de la Conf’ Ardèche nous a contacté, nous n’avons pas hésité longtemps. D’autant que cette journée que nous accueillons sur la ferme est organisée en partenariat avec l’Atelier Paysan! Que du beau monde en somme!
La thématique: Le Salon du Machinisme Paysan!

Je vous entends ricaner. Machinisme? Eux, qui n’ont pas de grosses machines? Eux, qui sont à dire que la mécanique c’est pas leur truc du tout, mais alors pas du tout? Et bien oui! Parce que le machinisme ne se limite pas à contracter un prêt sur 50 ans pour un tracteur gigantesque avec des outils tout aussi fous et gigantesques. Durant cette journée, nous causerons surtout auto-construction – de machines et de bâtis – et autonomie des paysans. Vous reconnaîtrez là le credo de l’Atelier Paysan.

Au menu du mardi 2 mars:

– De 10h à 12h30 des échanges et des réflexions entre paysan-ne-s autour d’outils autoconstruits. Ce sera l’occasion pour nous de présenter/faire rouler notre serre mobile…

      – De 14h à 16h30 la ferme est ouverte à tous-tes pour échanger, réfléchir. Pour donner du grain à moudre, Céline Pessis, historienne du machinisme agricole, proposera une introduction au sujet.

D’un point de vue pratique – tant sur l’organisation de l’accueil que sur les sacro-saintes mesures liées à la situation sanitaire –  il est INDISPENSABLE de s’inscrire à l’avance!
Par mail, confpays07@wanadoo.fr ou par téléphone au 04-75-64-49-93

Enfin, on est aussi très contents – et un peu fiers à dire vrai – du portrait paru dans le numéro de février de Campagnes Solidaires. Pour le découvrir, c’est par là: L’abeille et la blette ou le mesnage du vivant

Des vœux ordinaires.

2020 a fini son mandat, 2021 prend sa suite. Une affaire rondement menée entre le 31 décembre et le 1er janvier. Ce remaniement – si régulier soit-il – appelle donc son lot – tout aussi régulier – de vœux. Allez, avouez-le, en janvier, vous lancez, un peu à tout bout de champ, des meilleurs vœux, des bonne année, des et la santé surtout! C’est presque un automatisme, on souhaite du bonheur, de la réussite, de la santé. On souhaite que l’année soit belle, on souhaite que l’année soit exceptionnelle. Et puis l’année passe et on oublie les bons vœux. Et puis ça recommence.

En ce début d’année 2021, c’est un tout petit peu différent. Pourquoi? Sûrement parce que 2020 a été une année extraordinaire.
Quand on cherche extraordinaire dans le Larousse, on peut lire « exceptionnel: qui n’est pas courant – exceptionnel : qui étonne par sa bizarrerie, son étrangeté, son originalité « . Oui, 2020 a bel et bien été extraordinaire! Si souvent on donne à l’extraordinaire une connotation positive, l’extraordinaire peut aussi revêtir des aspects bien plus négatifs. 2020 ou l’exemple parfait. Enfin, de notre côté, on a choisi de garder de 2020, un seul évènement extraordinaire et positif – oui il y en a ! – la naissance d’Ellie.  Cela nous permet de regarder dans le rétro avec un peu moins d’amertume et de ressentiment!

Dès lors, pour l’année qui vient, on prend le parti de vous souhaiter des choses simples. Des petits riens ordinaires.  On souhaite une année de vie normale. Avec des bises qui claquent, des sourires ou des gueules de six pieds de longs pas planqués derrière un masque, des cafés pris au comptoir, des bières en terrasse, des entrée/plat/dessert qui ne soient pas servis dans des boîtes en carton, des concerts où on n’est pas assis, du spectacle vivant qui ouvre la tête et change les idées, des fêtes à 2, 4, 6, 20, 100 ou comme vous voulez, des discussions qui ne soient pas (presque) toujours gangrenées par le confinement, les gestes barrières et l’évolution de la situation sanitaire.  On vous souhaite, on se souhaite une année de vie ordinaire. Une année de vie tout court. Où nos libertés ne se limitent pas à pouvoir travailler et faire ses courses. Où l’autre n’est pas vu comme potentiellement à risque. Où être et faire ensemble ne relèvent pas de l’utopie ou de l’inconscience!

Du côté de la ferme, quelques chouettes évènements vont – normalement – ponctuer ce premier trimestre et on s’en réjouit! On vous en parlera (très) bientôt. En attendant, souhaitons nous une année placée sous le signe de la liberté retrouvée et tâchons de garder le sourire, si masqué soit-il!

 

Image non contractuelle et de saison mais c’est plus dur de donner le sourire avec de la grisaille!

Le 26 septembre, l’Abeille & la Blette ouvre ses portes!

Dans le cadre de la 14ème campagne Manger Bio et Local, c’est l’idéal, nous avons décidé d’ouvrir les portes de notre petite ferme! L’occasion de venir nous rencontrer, découvrir notre (chouette) métier de maraîchers, échanger… L’occasion aussi de nous soutenir et par là, de soutenir les petites fermes. L’occasion enfin de créer du lien et d’œuvrer au dynamisme de notre joli territoire.

On ne le répétera jamais assez nos façons de consommer sont un réel engagement et un véritable levier pour initier des changements sociétaux forts!

Comme nous aimons (souvent) à répéter que faire ensemble ça donne une énergie incroyable et une sacré force, nous avons proposé à des copains-producteurs-voisins de se joindre à nous. Caro & Robin, des Jardins de la Goutte d’Eau, pourront vous faire découvrir leurs diverses activités, l’apiculture entre autres. Simon, Au Nougardéchois, pourra vous parler de son métier de paysan-confiseur!

Au programme de ce SAMEDI 26 SEPTEMBRE de 10h30 à 17h00:

  • VISITES de notre ferme maraîchère – 10h30 / 14h00 / 16h00
  • MARCHÉ A LA FERME toute la journée (légumes, oeufs, jus, miels, confiseries, sirops, chutneys…)
  • CRÊPES 
  • BONNE HUMEUR & CONVIVIALITÉ

Nous comptons donc sur vous pour faire de cette journée un très chouette souvenir!

Pour que tout se passe au mieux, nous vous demandons de respecter quelques points:

*  Les zones de parking indiquées – Soit dit en passant, le covoiturage c’est chouette!
*  Les gestes barrière et la distanciation physique – Si d’aventure, on doit vous demander de porter un masque, ça n’est pas pour vous embêter! Et puis on préfère ouvrir nos portes masqués que ne pas les ouvrir du tout…
* Si nous aimons fort les chiens, ce n’est pas le cas de tous (humains ou animaux), les chiens ne sont donc pas autorisés.

 

 

 

 

 

Vente à la ferme: la grande première, c’est… demain!

Un billet bref et concis – une fois n’est pas coutume – pour vous partager notre enthousiasme à l’idée de ce nouveau rendez-vous!

Notre toute première vente à la ferme, c’est demain – mardi 30 juin – de 17h à 19h.

Seront présents nos jolis légumes frais, les oeufs de nos petites poulettes, nos déclinaisons de nectars d’abricot – nature, basilic ou verveine – et nos confitures et pickles. En invités de marque, il y aura aussi les miels (bio) de Caro & Babou, les voisins-copains des Jardins de la Goutte d’Eau.

L’idée nous trottait dans la tête depuis quelques temps et l’envie de profiter de notre (nouvelle) vie de famille nous a poussé à franchir le pas: délaisser le marché du dimanche matin et, à la place, un bout de soir, ouvrir les portes de notre ferme. Le temps est venu de tenter cette nouvelle aventure. Evidemment, si nous ne sommes pas les seuls au rendez-vous, nous avons 1000 idées pour faire de cette vente à la ferme de jolis moments de rencontres et de découvertes…. En espérant que nous ne soyons pas les seuls au rendez-vous!

 

Le bref billet qui ne cause pas de maraîchage!

Vous l’aurez compris, ce billet n’est pas de ceux dont vous avez l’habitude. C’est un billet bref – j’ai l’habitude de vous embarquer dans des chroniques fleuves – et qui n’a rien à voir avec le maraîchage – non pas qu’il n’y ait que le maraîchage dans nos vies . Aujourd’hui, pas d’histoires de légumes ni de ferme mais une grande nouvelle. Il était temps de vous annoncer l’arrivée d’Ellie !  Elle a choisi le matin du 23 janvier pour pointer le bout de son joli minois, bouleverser nos vies et faire de nous 3 une famille. Depuis, on prend nos marques, on s’apprivoise et, doucement, on trouve notre rythme.

Du côté de la ferme, le lancement de la saison a bel et bien démarré mais François arrive à nous consacrer ses après-midis et c’est vraiment chouette. Pour Ellie, pour moi aussi. François reste absent des marchés pour quelques temps encore – sauf exception enfin excès d’oeufs plutôt! On laisse le temps à Ellie et aux légumes de pousser encore un peu…

En attendant de vous retrouver sur les marchés, il y aura – normalement – d’autres billets et, c’est promis, on causera légumes, semis, verger, ferme et projets…!

NB: Pour ceux qui le souhaiteraient, il est toujours possible de venir acheter des oeufs – toujours frais et bio – directement à la ferme, en nous passant un p’tit coup de téléphone avant. Vous pourrez  aussi les retrouver au marché de St Félicien, durant la période des vacances scolaires, sur le stand des Jardins de la Goutte d’Eau. Ils seront en bonne compagnie, aux côtés du miel et autres douceurs de nos (supers) copains, Caro & Babou.

 

Des voeux, du rêve et des projets!

Avec le mois de janvier – outre les soldes et le mois du blanc – vient le « temps des vœux », des bonnes résolutions, des projets. On ne vous surprendra pas en vous disant qu’on préfère les vœux aux draps et autres serviettes de toilette et qu’on fuit les soldes autant qu’on s’enthousiasme pour les nouveaux projets!

Côté voeux

Vœu
Nom masculin
– Vif souhait, vif désir de voir se réaliser quelque chose
– Souhait particulier, fait dans certaines occasions, liées à une tradition, à une coutume,    des superstitions. Entre dans des formules de souhait de bonheur, de réussite, pour les occasions importantes, notamment pour la nouvelle année.

Ne nous remerciez pas pour cette mise au point Larousse, c’est offert de bon cœur! Il n’en reste pas moins que, parfois – souvent? – les vœux sont redondants, tiennent de l’automatique et finalement, perdent un peu de leur essence. Quoi vous souhaiter, quoi se souhaiter pour 2020 ? De la santé, oui toujours. De la douceur, parce que ça ne fait jamais de mal. De la beauté, parce que ça ne fait pas de mal non plus. Et puis surtout, des rêves et des envies. Dès lors, quoi de mieux que les mots de Brel?

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir. Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. »

Oui, voilà, c’est tout simplement ça qu’on vous souhaite, qu’on se souhaite. D’avoir encore et toujours des rêves. Des grands et des petits. De garder la niaque, l’envie, l’espoir de les réaliser. L’un après l’autre. Chacun à son rythme. D’avoir les yeux qui pétillent et le coeur qui bat à leur simple évocation. Et ce, malgré la marche du monde, le climat qui se détraque – ou plutôt qu’on continue à détraquer – la morosité ambiante, les luttes qui continuent… Finalement oui, c’est ça qu’on vous souhaite et qu’on se souhaite, de continuer à rêver car ça peut paraître simple mais, ça l’est de moins en moins…

Côté projets

Avec l’arrivée de 2020, l’Abeille & la Blette a soufflé sa deuxième bougie. Nous entamons – déjà – notre 3ème année. L’an dernier, à la même époque et en regardant la liste des projets que nous avions en tête, on se disait – assez innocemment il faut l’avouer – que la 3ème année se rapprocherait d’une année classique. Pas d’installation ni de conversion de nouvelles serres, pas d’atelier « poulettes » à mettre en place et donc de roulotte à construire, pas de véritables gros chantiers. Il est vrai que pour la 3ème année, dans notre fameux plan d’entreprise – ah la DJA! – nous n’en avions pas prévu…
Mais il n’y a pas que le plan d’entreprise  – loin de là et heureusement – qui peut initier des changements et bouleverser la donne! Il y a aussi la vie avec tout ce qu’elle a de surprenant et de beau. Pour nous, c’est certain, 2020 se place sous le signe du bouleversement puisque, incessamment sous peu, voire sous très peu, un bébé pointera le bout de son nez. Il va sans dire que ce petit être va sacrément changer la donne!

Nous avons adapté en conséquence notre début d’année. Depuis début janvier, François est moins présent sur les marchés puisque nous avions prévu de « faire une pause » pour accueillir ce bébé – ça ne se passe qu’une fois! – tout en mettant en place la nouvelle saison de maraîchage. A l’automne, nous n’avions donc pas repiqué autant que l’an dernier en prévision de cette pause. Inutile de cultiver des légumes si nous ne les valorisons pas! François retournera sur les marchés très probablement en mars… Du côté de la ferme, depuis lundi, nous avons accueilli Camille qui me remplace durant mon congé de maternité. En tant que conjointe collaboratrice, François cotisant pour moi, pas d’allocation sonnante et trébuchante mais le droit au service de remplacement. Sans ça, il nous serait, bien évidemment, impossible d’un point de vue financier d’embaucher quelqu’un pour me remplacer… Bref, Camille est là et on est bien contents. Je dois aussi avouer que je suis rassurée de savoir que François sera épaulé pour le lancement de la saison…

Si on a décidé de privilégier le bébé et d’en profiter, vous nous connaissez, on a quand même 2 ou 3 idées derrière la tête pour la ferme… L’amélioration des conditions de stockage dans le bâtiment agricole – notamment pour nos amies les courges – la plantation d’un peu plus de 100 mètres de haies basses, sur la parcelle de maraîchage, pour protéger nos cultures du vent et du sec mais aussi offrir gîte et couvert aux auxiliaires, l’adoption de nouvelles copines à 4 pattes pour tondre écologiquement ce qui doit l’être. Bref un peu de matière pour continuer à vous raconter nos aventures sans vous lasser!
Pour ce qui est des « évènements« , cette année nous passons notre tour pour De Ferme en Ferme. Même si l’aventure est très chouette, on sait parfois être raisonnables et sensés! Par contre, il n’est pas impossible qu’on s’implique dans d’autres projets, à visée pédagogique et/ou culturelle. Mais comme il ne faut pas vendre la salade avant de l’avoir récoltée – notre redoutable capacité d’adaptation nous permet même de transformer les dictons – il vaut mieux se contenter d’un bon vieux  affaires à suivre!

En attendant de vous retrouver, ici ou ailleurs, n’oubliez pas l’essentiel: RÊVEZ SANS COMPTER !

 

 

 

Ici, on cause chantiers!

En chantier. Locution adverbiale. L’expression en chantier est souvent associée au verbe « mettre ». Mettre en chantier, c’est commencer la construction d’un navire – à l’origine – d’un bâtiment et par extension, d’un projet intellectuel ou artistique.

L’Abeille & la Blette n’a rien d’un chantier naval – peut-être qu’un jour on construira un radeau pour voguer sur le Doux – mais au fond, c’est bien à la construction d’un projet qu’on s’est attaqué.

En chantier. Locution adverbiale reflétant (très) souvent nos réalités.

Si on ne va pas vous faire croire que chaque jour est un chantier – quoique le débat reste ouvert –  ces derniers temps, chaque semaine a eu son (lot de) chantier. Plus ou moins important, plus ou moins bien organisé, plus ou moins prévu.

Quoi ? Mais enfin, un chantier, ça se prévoit, ça s’anticipe !
Si cette pensée vous a traversé l’esprit, venez donc passer quelques temps par ici, vous aurez la preuve que non, tous les chantiers ne se prévoient pas.
Ça y est, ils nous refont le coup des imprévus…
Manque cruel d’originalité ou simple réalité, il faut effectivement gérer les imprévus. Ces chantiers de dernière minute sont souvent ceux qui demandent le plus de vivacité d’esprit puisqu’il faut réagir fissa ! On les trouve généralement usants – notamment intellectuellement – stressants – ah la prise de décision dans l’urgence – et parfois peu satisfaisants …  Bon, et quoi de mieux que des exemples concrets pour étayer nos propos et illustrer notre digression sur les catégories de chantier?
Olé, tour d’horizon des chantiers du mois. Cherchez pas, c’est nous qui régalons!

Le gros chantier bien planifié: démonter une serre.

Allez disons-le, n’ayons pas peur des mots, c’était LE chantier du mois de mars. Un chantier prévu depuis déjà quelques temps – on en parlait déjà – un chantier anticipé donc. Évidemment, vous me direz qu’on se retrouve rarement du jour au lendemain à démonter une serre aux mensurations généreuses – 8m de large pour 34 m de long – et je suis bien d’accord. Quoique là encore, il faut être plutôt très réactif quand paraît la petite annonce. Enfin, trève de digression, on a dit qu’on causait chantier!

Qui dit serre à démonter, dit chantier hors-les-murs. Oui, on ne s’amuse pas à démonter Dame Richel. C’est d’ailleurs cet aspect « hors-les-murs » qui a fait qu’on y a BEAUCOUP réfléchi à ce chantier. Il a fallu trouver une date qui convenait aussi bien aux maraîchères qui vendaient pas moins de 3 serres – planning des différents démontages, impératifs administratifs – qu’à nous. Étant donné que la serre se dressait fièrement à Saint-Joseph, dans la Loire, il fallait aussi prévoir qu’en une journée, le travail serait plié. Pas question de multiplier les aller-retour. Et puis, une serre de ce genre, évidemment, ça ne rentre pas dans le Jumpy. On est plutôt adeptes des Jumpy bien remplis, des remorques blindées, des portes ouvertes, des étincelles sur le bitume et des tendeurs dans tous les sens mais quand même, on a des limites. Vous l’aurez deviné, on a du louer un mignon petit camion benne. Il fallait aussi prévoir les bons outils – notamment les bonnes clés – histoire de ne pas se retrouver coincés comme des c*** devant une bande d’écrous bien serrés… Bref, on a réfléchi aux impondérables, fait des listes, réfléchi à ce qu’on pouvait avoir oublié, refait des listes. Et puis la veille du jour-J, on s’est attaqué au ravitaillement. C’est pas le tout d’appeler les copains à la rescousse, il faut assurer leur confort, les chouchouter et éviter de leur laisser un trop mauvais souvenir!

Le jour-J, les astres étaient sacrément bien alignés: un grand soleil, pas un brin de vent, de la bonne humeur et une pu**** de belle énergie! Quand on est contents, parfois on devient vulgaires, faut nous excuser. On est rentrés tous bien cuits – enfin on suppose – mais nous, on était tout ragaillardis et complètement reboostés. Mettre un chantier derrière, retrouver des copains de tous horizons, c’est quand même le pied…
Et comme il faut rendre à César ce qui appartient à César, il est temps pour nous de faire une OVATION pour:

  • Lisa et Brice qui ont répondu présents malgré 4,5 km de pioche dans les bras et 40 km de motoculteur. Morlanche forever!
  • Marion et Antoine qui sont de tous nos chantiers et qui, comme toujours, mettent du cœur et du corps à l’ouvrage.
  • Adrien qui a réussi à trouver un créneau dans son emploi du temps de célèbre ambassadeur de la Transition.
  • Sylvain qui, outre sa b*** et son couteau, n’avait pas oublié d’emmener sa célèbre mauvaise foi qu’on aime tant!
  • PY aka l’Homme à la fourche-bèche qui, s’il n’a pas vraiment changé depuis nos années dijonnaises, est de ceux qui pensent désormais à faire charger les batteries de leur visseuse avant un chantier!

Vraiment MERCI, vous avez assuré! En exclusivité, les photos qui vont bien!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le chantier qui revient chaque année: planter les pommes de terre.

Il y a des chantiers qui, qu’on les aime ou qu’on les déteste, reviennent chaque année. A la même période, plus ou moins inchangés. C’est le cas, par exemple, de la plantation des pommes de terre. Cette année, nous avons choisi la date en fonction du calendrier lunaire. Jour dit ‘racines’, option 3 étoiles. Rien que ça Madame!
Ce genre de chantier qui revient chaque année se bonifie (ou pas) avec le temps. Les plâtres essuyés au fil des saisons permettent – normalement – d’améliorer l’organisation, de se faciliter le boulot. Évidemment, on se doute bien qu’on est pas à l’abri d’un couac, d’un imprévu ou d’un battement d’ailes de papillon au Japon. Cette année, on est plutôt satisfaits. Belle journée, organisation plutôt efficace et pistes d’amélioration pour l’an prochain. Après, si le chantier s’est bien déroulé, les pommes de terre, plantées en bien plus grand nombre que l’an dernier, sont loin d’être récoltées… Il nous faut encore trembler pour les gelées tardives, nous préparer à passer des heures à noyer des doryphores, penser (ou pas) aux buttages. Bref, il faut surtout espérer qu’un chantier réussi soit synonyme d’une récolte généreuse et pas amaigrie!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans notre collection ‘chantier refrain, chantier qui revient’, notons que nous avons aussi eu les semis à gogo(dets) de légumes d’été: courges, courgettes, tomates, poivrons, piments, concombres….

Le chantier pas prévu du tout: installer des tunnels nantais.

Ah enfin le voilà! Le chantier qui empêche de tourner en rond. Celui qui débarque sans avoir été invité, celui qui retourne le cerveau, celui qu’on ne prépare pas. Le chantier qui fait c**** mais qu’il faut gérer. Et vite!
Vous l’aurez compris, non, nous n’avions pas prévu d’installer des tunnels nantais. Ni dans le plan d’entreprise, ni dans le planning, ni dans nos têtes. Mais, le climat changeant, les températures ayant été (bien) trop douces en février, il a fallu se rendre à l’évidence: tous nos petits plants avaient une bonne quinzaine de jours d’avance et commençaient à avoir chaud dans notre pépinière… Les repiquer dans la serre nous direz-vous? Si seulement nous avions de la place! Nous avons compté et recompté les mètres de planche disponibles, vérifié et revérifié le planning et le constat était clair: nous ne pouvions pas repiquer sous serre!
Branle-bas de combat dans nos cerveaux, devis, réflexions, devis, délais de livraison et nous voilà un samedi en fin de matinée, avec 150 arceaux, 200 mètres de film plastique et 10 km de ficelle. Quelques heures plus tard, nous voilà satisfaits, les 3 tunnels ont fière allure, les plants sont protégés. Vas-y qu’on se félicite, tope-la et compagnie.

Parfois, le ‘chantier pas prévu’ peut devenir ‘le chantier pas prévu qui revient très (trop) vite’. C’est le cas de l’installation de nos tunnels nantais. Prenez d’énormes bourrasques de vent dans la nuit – du genre à couper l’électricité pendant quelques heures – et revenez le lendemain. Tiens donc, les tunnels font un drôle d’angle et ne sont plus à leur place! Tiens donc, le plastique est déchiré, les arceaux dans tous les sens! Et pour que  ce soit encore plus drôle, imaginez que tout ça se passe durant la nuit du lundi au mardi, en ayant en tête que la pose avait eu lieu le samedi. Vous vous gaussez non? Nous, on a ri jaune, vu notre beau moral s’écrouler et puis François s’est re-attaqué au chantier. Bilan des courses, la seconde pose aura permis certaines améliorations. Comme quoi…

Le chantier de presque loisir: construire sa propre Campagnole.

La dernière fois, je vous disais que François s’était découvert une passion pour la soudure. Ce n’était pas une passade! Ayant investi dans un poste à souder, il s’est lancé dans ses premiers travaux avec la construction de notre Campagnole. Souvenez-vous, c’est l’outil qu’on avait pu tester en décembre (on en causait par là). Convaincus par cet outil fantastique, on a décidé d’investir dans la version ‘en kit’, c’est-à-dire à souder soi-même.
Voilà bien un chantier qui s’apparente presque à un loisir.
Et le résultat me direz-vous? Une Campagnole plus grunge que celle vendue déjà montée car chez nous, pas de peinture sur les dents et les montants. Du brut! Enfin, l’essentiel reste que nous puissions travailler correctement avec et … c’est le cas!

La soudure nous ouvre donc de belles perspectives pour adapter nos outils à des besoins bien précis, construire des portails solides pour les diverses clôtures, bricoler à tout va.

Le chantier récurrent: ranger et aménager.

Petit à petit l’oiseau fait son nid. Si on ne fait pas notre nid dans le bâtiment – ouf ! – petit à petit, on l’aménage, on améliore, on réinvente. Dernièrement, on a repensé l’espace de lavage des légumes. Rien d’exceptionnel en somme puisque nous avons simplement déplacé l’évier et les tables de travail mais, croyez-moi, ça change la vie! Ce qui change encore plus la vie? L’installation, juste à côté du dit évier, d’un vulgaire robinet pour remplir les arrosoirs et sur lequel on peut brancher un jet. Le pied quand il faut remplir d’eau la grosse bassine pour laver les radis!

On a également trié et rangé nos montagnes de cagettes. Les moches et plus vieilles pour les futures récoltes de patates, les petites pour les colis d’abricots (au moment où on a rangé, il n’y avait pas encore eu cette douce nuit de gelée…), les plateaux bas pour les tomates cet été… Bref, c’est tout net, bien empilé et bien plus accessible.

Dans la série ‘chantier d’aménagement’, François nous a créé une jolie petite terrasse devant le bâtiment. Il prévoit ensuite de tester un système de construction ‘à la tronçonneuse’ pour abriter le tout. Il fait déjà bon y prendre le café quand le soleil est de sortie alors j’imagine qu’une fois à l’abri, ce sera vraiment sympa…

Le chantier bonus: préparer le week-end « De Ferme en Ferme ».

Le chantier bonus, le chantier en plus. C’est celui qui s’ajoute aux autres, qui arrive comme une fleur au moment pas forcément opportun. C’est celui qui fait dire « mais bordel, qu’est-ce qui nous a pris? ».
Ici, le chantier bonus c’est la préparation du week-end « De Ferme en Ferme ». Eh oui, le 27 et le 28 avril, dans le cadre du célèbre week-end organisé par le Civam, l’Abeille et la Blette vous ouvre ses portes, de 9h à 19h! Trop chouette! Trop chouette en effet mais, pour vous accueillir correctement, il faut quand même anticiper un minimum…!
François a participé aux diverses formations pour les novices, histoire d’être préparé au baptême du feu. Nous avons déjà réfléchi au circuit de visite, imaginé divers scénarios – catastrophes ou non – fait des liste et recruté des volontaires pour nous aider. D’ailleurs si vous avez envie de participer à l’aventure en nous donnant un coup de main, n’hésitez pas, plus on est de fous, plus on rit!
Et puis, on a aussi profité de la visite de Chloé – graphiste à qui l’on doit notre logo – et Franky pour mettre sur pieds notre épouvantail, célèbre emblème pour ce week-end!

Chantier bonus donc et souvent cette question « qu’est-ce qui nous a pris de dire oui? ». Peut-être parce que nous étions début décembre et que ça nous paraissait loin et fastoche? Peut-être parce que Jonathan – voisin et participant – a su être convaincant? Peut-être parce qu’on aime toujours partager cette nouvelle vie avec d’autres? Peut-être parce qu’on aime les (petits) défis? Quelle qu’en soit la raison, quel que soit le chantier, n’hésitez pas à venir faire un tour chez nous!

Et puis tous les autres chantiers…

Et puis tous les autres. Les petits, les rapides, les qui-traînent-en-longueur, les minis, les chiants, les redondants, les joyeux, les moins drôles. Le quotidien en somme. Prenant, usant, parfois ingrat. Le quotidien en somme. Fait de mille et une réflexions, de mille et une décisions. Créer, imaginer, mettre en œuvre et en branle.

Au fond, quand on y réfléchit bien, c’est toute notre vie qui est devenue un vaste chantier!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

5,4,3,2,1… C’est parti !!!

Projet? Ficelé!
Contreparties? Imaginées et détaillées!
Communication et listes de diffusion? Préparées!
Doigts? Croisés!
Tu vois autre chose toi? … Non!
Alors, ça veut dire qu’on est prêts? Je crois que oui!

Après l’avoir imaginé, rédigé, corrigé, peaufiné, retouché, repeaufiné, recorrigé, je crois qu’on est prêts. Prêts à lancer notre campagne de financement participatif! Ca se passe sur la plateforme MiiMOSA et ça se passe avec vous! Pour en savoir plus et nous soutenir, il vous suffit de cliquer sur le lien :

La campagne, c’est par ici!

Ce lien, pendant 30 jours, vous pouvez en user et en abuser! Le partager, le faire tourner, voyager, virevolter. Ce n’est pas un lien qu’on garde pour soi, c’est un lien qu’on envoie, un lien dont on parle, on discute. Et puis dans 30 jours, on espère qu’il nous liera encore plus à vous, qu’il aura permis de tisser plein d’autres liens et d’établir de nouvelles connexions, qu’il aura ajouté une dimension collective à notre aventure personnelle.

 

 

Des histoires de lac, de bois et de futurs compagnons…

Il fait gris et quand le crachin se met à tomber, on se dit que le ciel vient d’éternuer… Enfin ces derniers temps, c’est plutôt moi qui ai tendance à éternuer. Rhume ou pas rhume, le poêle ronronne, le thé fume et c’est un plaisir de retrouver le clavier, de remettre un peu d’ordre dans le fil des semaines qui s’échappent et de trouver les mots pour tous ces menus souvenirs qu’on se fabrique. Jour après jour. Il est parfois bon de rembobiner…

La dernière fois, le lac était vidé, les sols secs et nous attendions que les travaux de réfection du dit lac commencent. On regardait surtout le ciel avec des yeux implorants et, logée au creux du ventre, la peur que notre réserve – la grosse Bertha notre bâche-tampon pleine de ses 40 m3 – ne suffise pas…. La pelle mécanique – immense! – est arrivée de bon matin. Au verger, le ronron des engins a rapidement empli l’atmosphère d’habitude si tranquille. Dans un premier temps, il s’agissait de déboiser complètement la digue. Nous y avions beaucoup travaillé au début de l’année (pour se rafraîchir la mémoire) mais nous n’avions pas détruit les souches. Pourquoi ? Parce que nos petits bras ne suffisaient pas à arracher les souches – costauds mais… – et parce que pour la méthode « chimique », les produits ne sont pas homologués en AB. Pour rappel, nous utilisons l’eau du lac pour irriguer… Pas vraiment envie de faire place nette sur les cultures ou encore de les brûler. Bref, pendant que nous faisions pousser des légumes, de son côté, la nature a œuvré. Et c’est une sacrée ouvrière ! La digue était donc redevenue bien verte, certains arbres que nous n’avions pas pu toucher – la faute aux ronciers et au niveau de l’eau – avaient continué à s’épanouir… On avait pensé s’y remettre cet hiver. Mais ça, c’était avant. Après réflexion, on s’est dit que le plus intelligent était de profiter des travaux pour faire place nette. Une journée! Il a fallu une seule journée pour que la digue soit mise à nue! On n’ose pas imaginer combien de journées de tronçonneuse, de débroussailleuse et d’ébrancheur il nous aurait fallu. Trop par rapport à l’efficacité des machines. On a beau vouloir se passer du fossile parfois, on doit faire avec ses propres contradictions!

Une fois la digue toute nue, dans un second temps, il a été question du curage de la réserve. Il s’agissait d’enlever la vase accumulée depuis beaucoup (beaucoup) d’années et de recreuser ce qui pouvait l’être. L’idée est de pouvoir utiliser le lac au maximum de sa capacité. Et au bout de tout ça, la finalité c’est d’améliorer la sécurité de notre réserve en eau. Après 3 jours de travail, le lac était comme neuf. Vide mais tout beau. On s’est dit ça y est il peut pleuvoir ! Évidemment, il n’a pas plu. Pas tout de suite et nous avons continué à implorer le ciel du regard et à regarder les épinards souffrir. C’est le même schéma qui s’est répété: des prévisions qui se voulaient enthousiasmantes, puis moins intéressantes, puis bilan des courses, un pipi de chat. On passait de 30 mm annoncés à 2 minuscules petits millimètres… On vous a dit qu’on ne croyait plus en la météo ?

En attendant la pluie, nous nous sommes occupés des noix fraîchement ramassées dans la Drôme. Une fois récoltées, il faut encore les laver, les trier puis les mettre à sécher. On avait pensé construire des claies – dans le même genre que nous avions construit notre étagère à courges – mais c’était sans compter les caisses de compétition récupérées chez Coline et Florian, à Longue Vie. Elles ont fait l’affaire et ça nous permettra de construire nos futures claies un peu moins dans l’urgence… On garde ça sous le coude pour les petits chantiers entre amis par exemple. Big up les amigos bricolos !

Le lac étant vide, la digue désormais accessible avec Goldi – notre tracteur pour ceux qui l’auraient déjà oublié ! – l’occasion de faire du bois était trop belle. D’autant plus belle que Jean-Paul, le papa de François, avait apporté sa tronçonneuse dans sa valise lors de leur visite pour les vacances. Ils ont donc tronçonné, charrié, tronçonné, ébranché, fait tombé des arbres… Ils s’en sont donné à cœur joie ! François a ensuite redescendu tout ça aux Gaillards, c’est débité et ça sèche bien à l’abri.

Du bois, on n’en a jamais assez, alors François est parti crapahuter avec Louis. De la ferme aux Gaillards en descendant jusqu’à la Daronne. Couper le mauvais châtaigner peut s’avérer être un drame géopolitique, alors pour éviter ça, mieux vaut connaître les limites de propriété ! J’imagine le plaisir de François: (Re)découvrir la forêt dans les pas de Louis, se laisser emporter par ses mille et une anecdotes et histoires. Enfin, le plaisir a été partagé puisqu’ils ont décidé qu’ils iraient marcher ensemble plus souvent… En attendant, François s’est attelé à la tâche, accompagné de son fidèle Goldi. Si on a encore du bois pour voir venir l’hiver, on doit construire une cabane. Une cabane ? Oui, pour l’arrivée de Tino. Tino Trotrot l’âne ! L’idée nous tro(tro)ttait depuis un moment dans la tête. Déjà quand nous sommes arrivés, puis au fil des saisons et encore plus quand il a fallu passer le girobroyeur à la fin de l’été. On a eu l’impression de gaspiller du temps, de l’énergie, du gasoil… Dire qu’un âne ferait si bien le travail ! Et puis l’occasion s’est présentée. Vous chercheriez pas un âne par hasard ? Je donne le mien contre bons soins… Connaissant Damien, on était déjà presque convaincus et puis on est allé le voir, le Tino. Quand on l’a vu, je me suis fendue d’un Oh il est trop beau de circonstance et c’était plié ! Enfin, on est pas repartis avec ! Il nous restait à construire une cabane, revoir les clôtures, assurer la réserve en fourrage… On s’active donc à préparer son arrivée et on a hâte qu’il traverse la Daronne!

Du côté des légumes, c’est acté, adieu les légumes d’été ! Les dernières caisses de tomates mûrissent tranquillement dans la cave et finiront leur vie en coulis, on a fait des réserves de caviar d’aubergines et François a fait un dernier tian plutôt gigantesque. On a donc pu libérer l’espace dans la serre et… la perspective change drôlement ! Finie la jungle bonjour le jardin à l’anglaise ! J’exagère mais quand même, c’est impressionnant ! On a profité de l’espace libéré pour apporter de la chaux et ainsi réajuster le pH de notre sol. Du côté du sorgho, il a finalement été enfoui et depuis, nous avons repiqué salades, jeunes pousses et compagnie. Dans la pépinière, on a fait les derniers semis – un gros poil en retard – avec Pascale, la maman de François. A voir ce que ça va donner…. Toujours dans la pépinière, on expérimente: François a placé un premier bidon de 200 L d’eau afin d’améliorer l’inertie thermique ou, autrement dit, de limiter les écarts de température. Il en faudrait un second, mais Leboncoin est sur l’affaire. François a aussi optimisé l’espace en construisant un grand plan de travail. Histoire de moins se casser le dos. Et puis ça permet au citronnier, à la verveine et à d’autres de passer l’hiver, à la lumière et à l’abri du gel. Malin !

Si du côté du terrain, tout ralentit, dans nos têtes, ça tourne toujours à plein régime. J’ai notamment planché sur les poules pondeuses, la réglementation, les divers cahiers des charges (enfin AB et Nature & Progrès). François, de son côté, s’absorbe dans des plans de poulaillers mobiles, est à l’affût des bonnes idées du côté de l’Atelier Paysan. Pas ingénieur en construction pour rien ! Vous l’aurez compris, nous réfléchissons à la mise en place de notre futur petit atelier de poules pondeuses. Nous imaginons une mise en place à la fin du premier trimestre 2019. Cet atelier sera complémenté par la plantation d’arbres fruitiers et non-fruitiers afin de développer une parcelle agroforestière et de faire le pari de la biodiversité ! C’est dans cette optique que nous allons lancer (très) très bientôt un financement participatif. On me dit dans l’oreillette que ça pourra être l’occasion d’adopter une poule ou un arbre ! On peut même faire des bons cadeaux car qui n’a pas rêvé d’avoir, pour Noël, une poule mais sans les fientes?! Quoi qu’il en soit, vous pourrez découvrir ça plus en détails très vite…

Dans le fond de ma tasse, le reste de thé est tout froid : ça prend du temps de démêler l’écheveau des semaines passées ! Surtout quand elles sont bien remplies et qu’elles défilent à toute berzingue. La prochaine fois qu’il faudra tout démêler, c’est sûr les arbres n’exhiberont plus d’or au bout de leurs branches. La prochaine fois, c’est peut-être de neige que les arbres seront recouverts. La première neige ? Pas du tout, la première neige c’était il y a deux semaines et non, ça n’est pas une blague ! Enfin pas de craintes à avoir, on aura toujours des choses à vous raconter !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Et août s’en est allé….

La canicule a tiré sa révérence et août a fait de même. Le temps passe à toujours aussi vive allure et semble souffrir de distorsions. Distorsions ? Oui, tout nous semble à la fois loin et proche! On se dit Quoi ? Déjà fin la fin août ? La rentrée? Et en même temps, l’épopée des abricots nous paraît de l’histoire sacrément ancienne… alors que, loin d’avoir eu lieu à la fin du Crétacé, ça n’était que la mi-juillet ! Bref, on a l’impression que le temps se pavane devant un miroir déformant ! D’ailleurs, nous qui nous plaisons à dire « on verra ça quand on aura le temps à l’automne, on fera ça à l’automne, on y réfléchira plus tard, à l’automne », on risque finalement de ne pas le voir arriver et encore moins passer, cet automne !

En attendant d’avoir du temps à l’automne – espoir caressé mais nullement assuré – l’aventure a continué. Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord. On nous pose désormais souvent la question « alors ces montagnes russes ? Vous vous situez où ? ». Et bien ça continue de monter et de descendre ! A croire qu’on est bons pour attraper le pompon et gagner un tour gratis. La fatigue aide bien, à faire des tours gratuits. et à citer un peu de Francis Cabrel, ni vu ni connu ! Au fond, soyons honnêtes, nous savons que les montagnes russes vont être notre lot pour encore un bon bout de temps…

La seconde question qu’on nous pose le plus souvent, on vous le donne en mille c’est « Et les criquets ? » Ah les criquets ! Ils sont encore là mais – on touche du bois – il nous semble en voir moins ! On en retrouve beaucoup morts, accrochés dans les herbes. Enfin, on ne se fait pas d’illusions, c’est simplement une question de cycles de vie et le problème est loin d’être réglé puisque les œufs peuvent passer l’hiver au chaud… dans le sol ! Par précaution, on a fini par recommander du filet. Chat échaudé craint l’eau froide comme on dit. On joue donc la carte de la sécurité et on protège l’ensemble de nos repiquages. C’est toujours aussi fastidieux mais après avoir passé près de 3 semaines sans salade sur le marché, à expliquer nos histoires de criquets, on se dit qu’il faut les protéger ces petits plants bien innocents. On a également vu s’installer bon nombre d’épeires frelons ou encore appelées argiopes frelons. Ce sont des araignées de belle taille, rayées de noir et de jaune. Ces charmantes dames ont l’art et la manière d’embobiner fissa fissa les criquets dans leurs filets et ça, on adore ! On a donc pris le pli de bien faire attention à leur toile quand on ramasse les haricots ou les tomates de plein champ. Les mantes religieuses ont également débarqué en renfort. Mine de rien, ces renforts, ça fait du bien au moral dans ce combat devenu presque ordinaire.

Depuis la dernière fois, les visites des amis ont continué. Un calendrier bien rempli et un planning calculé au millimètre près. Histoire de pouvoir changer les draps du futon ! C’était certes chargé mais ça fait toujours chaud au cœur de voir arriver les copains avec leurs sourires, leur curiosité et l’envie de mettre la main à la pâte! Antoine et Marion ont pris la place de Camilo. La main à la pâte, ils connaissent. Ils étaient déjà là pour le montage de la serre – oui oui, souvenez-vous c’était au Jurassique supérieur euh en avril – et Marion m’avait aidé à planter les poireaux. Leur visite a été l’occasion de continuer la mise en place du système de récupération d’eau de pluie des toitures du bâtiment. Plus de surface de toiture équipée, c’est plus d’eau dans le réservoir tampon et lors d’un épisode orageux, ça peut aller vite ! On en a aussi profité pour ramener le bois coupé dans le verger et ranger le bois débité depuis déjà quelques semaines… Il y a aussi eu des visites plus ponctuelles qui permettent, le temps d’une soirée ou d’un repas, de se vider un peu la tête. Emilie, ma binôme durant la plus grande partie de mes études d’agronomie, est également revenue passer quelques jours à Saint-Félicien. Cette fois-ci, pas de nouvel an à célébrer ni de châtaignes grillées mais des chantiers de récolte : les pommes de terre – celles qui se faisaient désirer – et les oignons. Il y a aussi eu les prunes et les récoltes pour le marché. Emilie, comme Adrien quelques semaines plus tôt, m’a accompagnée à Annonay. L’occasion pour les clients de me faire remarquer que j’étais régulièrement en bonne compagnie pour le marché. Eh oui, c’est ça d’avoir des copains !

Avec le départ d’Emilie, nous avons initié une période d’accalmie d’amis. C’est nécessaire quand on veut faire le bilan de ce premier été à Saint-Félicien, réfléchir à nos priorités automnales et se préserver pour pouvoir tenir encore jusqu’à la fin de l’année…

Et puis, il y a aussi eu la première fauche de notre parcelle de prairie – anciennement des cerisiers – où j’ai pu m’entraîner pour obtenir mon badge « girobroyeur », la deuxième coupe du sorgho en plein champs et la 4ème en serre – rappelez-vous c’est l’engrais vert implanté pour apporter de la biomasse à notre sol – les premiers potimarrons, la floraison des tournesols, la reprise des semis de radis, le début de la cueillette des physalis, les cueillettes de figues et les tartes qui vont avec, le premier Perrier tranche en tête à tête avec une copine – ô joie ! – l’escapade de François pendant près de 48 heures – ça nous a fait un bien fou à tous les 2, j’attends mon tour ! – les premières compotes… Et toujours beaucoup de fous rires, nerveux ou pas, de satisfaction, de doutes, de fatigue, d’envies, d’idées !

En attendant d’avoir du temps pour nous, nous espérons vous retrouver, à vos agendas :

  • à la Fête de l’Agriculture Paysanne, à Sécheras, le samedi 8 septembre. Le programme prévu est beaucoup plus beau que la météo annoncée. Organisée par la Confédération Paysanne de l’Ardèche et plus particulièrement les paysans du Nord Ardèche, cette fête est une façon de fêter et soutenir l’agriculture paysanne en passant un (fort) bon moment !
  • à Terroir au Village, à Pailharès, le 21, 22 et 23 septembre. Le programme mettra en valeur le travail de passionnés qui ont fait le choix du terroir, du beau et du bon. A noter qu’une escale est prévue chez nous dans un des circuits de visites proposés le samedi !

Vous l’aurez compris, nous n’aurons pas (encore) le temps de nous ennuyer en septembre et c’est sûr, le temps va encore filer trop vite !

Ce diaporama nécessite JavaScript.