Le Salon à la Ferme c’est le 2 mars chez l’Abeille & la Blette!

Cette année, bien évidemment Covid oblige, pas de Salon de l’Agriculture en grande pompe à Paris. Qu’à cela ne tienne, faisons le Salon dans les fermes! Les petites, les riquiquis, celles des paysannes et paysans qui, de toute façon, ont bien du mal à se reconnaître dans l’Agriculture, les pratiques, les orientations présentées lors de ce lointain salon. La Confédération Paysanne, syndicat auquel, ce n’est un secret pour personne, nous sommes très attachés, a donc pris l’initiative d’organiser partout en France, du 27 février au 7 mars, le Salon à la Ferme, le premier salon national de l’agriculture paysanne. Près de 200 fermes sont mobilisées sur l’ensemble du pays. Pas rien, hein! Vous trouverez l’ensemble des évènements ici et puis , toutes les fermes ouvertes.

Comme le titre de ce petit billet ne ménage pas grand suspens, nous faisons partie de ces fermes qui ouvrent leurs portes! Nous sommes ravis de pouvoir prendre part à l’aventure et autant vous dire que lorsque Mathieu, animateur de la Conf’ Ardèche nous a contacté, nous n’avons pas hésité longtemps. D’autant que cette journée que nous accueillons sur la ferme est organisée en partenariat avec l’Atelier Paysan! Que du beau monde en somme!
La thématique: Le Salon du Machinisme Paysan!

Je vous entends ricaner. Machinisme? Eux, qui n’ont pas de grosses machines? Eux, qui sont à dire que la mécanique c’est pas leur truc du tout, mais alors pas du tout? Et bien oui! Parce que le machinisme ne se limite pas à contracter un prêt sur 50 ans pour un tracteur gigantesque avec des outils tout aussi fous et gigantesques. Durant cette journée, nous causerons surtout auto-construction – de machines et de bâtis – et autonomie des paysans. Vous reconnaîtrez là le credo de l’Atelier Paysan.

Au menu du mardi 2 mars:

– De 10h à 12h30 des échanges et des réflexions entre paysan-ne-s autour d’outils autoconstruits. Ce sera l’occasion pour nous de présenter/faire rouler notre serre mobile…

      – De 14h à 16h30 la ferme est ouverte à tous-tes pour échanger, réfléchir. Pour donner du grain à moudre, Céline Pessis, historienne du machinisme agricole, proposera une introduction au sujet.

D’un point de vue pratique – tant sur l’organisation de l’accueil que sur les sacro-saintes mesures liées à la situation sanitaire –  il est INDISPENSABLE de s’inscrire à l’avance!
Par mail, confpays07@wanadoo.fr ou par téléphone au 04-75-64-49-93

Enfin, on est aussi très contents – et un peu fiers à dire vrai – du portrait paru dans le numéro de février de Campagnes Solidaires. Pour le découvrir, c’est par là: L’abeille et la blette ou le mesnage du vivant

Des vœux ordinaires.

2020 a fini son mandat, 2021 prend sa suite. Une affaire rondement menée entre le 31 décembre et le 1er janvier. Ce remaniement – si régulier soit-il – appelle donc son lot – tout aussi régulier – de vœux. Allez, avouez-le, en janvier, vous lancez, un peu à tout bout de champ, des meilleurs vœux, des bonne année, des et la santé surtout! C’est presque un automatisme, on souhaite du bonheur, de la réussite, de la santé. On souhaite que l’année soit belle, on souhaite que l’année soit exceptionnelle. Et puis l’année passe et on oublie les bons vœux. Et puis ça recommence.

En ce début d’année 2021, c’est un tout petit peu différent. Pourquoi? Sûrement parce que 2020 a été une année extraordinaire.
Quand on cherche extraordinaire dans le Larousse, on peut lire « exceptionnel: qui n’est pas courant – exceptionnel : qui étonne par sa bizarrerie, son étrangeté, son originalité « . Oui, 2020 a bel et bien été extraordinaire! Si souvent on donne à l’extraordinaire une connotation positive, l’extraordinaire peut aussi revêtir des aspects bien plus négatifs. 2020 ou l’exemple parfait. Enfin, de notre côté, on a choisi de garder de 2020, un seul évènement extraordinaire et positif – oui il y en a ! – la naissance d’Ellie.  Cela nous permet de regarder dans le rétro avec un peu moins d’amertume et de ressentiment!

Dès lors, pour l’année qui vient, on prend le parti de vous souhaiter des choses simples. Des petits riens ordinaires.  On souhaite une année de vie normale. Avec des bises qui claquent, des sourires ou des gueules de six pieds de longs pas planqués derrière un masque, des cafés pris au comptoir, des bières en terrasse, des entrée/plat/dessert qui ne soient pas servis dans des boîtes en carton, des concerts où on n’est pas assis, du spectacle vivant qui ouvre la tête et change les idées, des fêtes à 2, 4, 6, 20, 100 ou comme vous voulez, des discussions qui ne soient pas (presque) toujours gangrenées par le confinement, les gestes barrières et l’évolution de la situation sanitaire.  On vous souhaite, on se souhaite une année de vie ordinaire. Une année de vie tout court. Où nos libertés ne se limitent pas à pouvoir travailler et faire ses courses. Où l’autre n’est pas vu comme potentiellement à risque. Où être et faire ensemble ne relèvent pas de l’utopie ou de l’inconscience!

Du côté de la ferme, quelques chouettes évènements vont – normalement – ponctuer ce premier trimestre et on s’en réjouit! On vous en parlera (très) bientôt. En attendant, souhaitons nous une année placée sous le signe de la liberté retrouvée et tâchons de garder le sourire, si masqué soit-il!

 

Image non contractuelle et de saison mais c’est plus dur de donner le sourire avec de la grisaille!