Récolter les abricots, comme un air… d’épopée!

Deuxième quinzaine de juillet.
Quand nous avions demandé à Jean-Claude à quelle période se récoltaient généralement les abricots, il nous avait dit deuxième quinzaine de juillet. Globalement. Ils sont finalement arrivés avec un peu d’avance…

Quand nous avons ramassé les tout premiers, on s’est dit « regarde-les, les premiers de la classe ». Couleur, calibre, aucune imperfection. Tout beaux! En somme, les abricots un peu fayots qui font tout pour plaire à l’arboriculteur, en l’occurrence au maraîcher. Lèche-bottes va! On les a donc mangés sur l’arbre et transformés en clafoutis . Nous étions le 8 juillet et nous étions sereins. C’était l’échappée –  les premiers –  le peloton n’arriverait que plus tard. Jean-Claude avait dit deuxième quinzaine de juillet.

Il aurait presque pu faire partie du groupe « fayots »!

Nous ne sommes pas fans du tour de France – ici c’est la terre de l’Ardéchoise! – pourtant, après cette première cueillette, nous avons pris le pli de monter au verger tous les matins. Par acquis de conscience, pour vérifier que le peloton était encore loin, que l’échappée d’abricots fayots lui en avait mis plein la vue. Et il s’est avéré que le peloton était loin d’être à la bourre! Il était même tout près… Jean-Claude nous a confirmé qu’effectivement l’heure de la récolte avait sonné. Branle-bas de combat chez les maraîchers-néo-arboriculteurs!

Nous nous sommes donc attelés à notre première récolte d’abricots. On a essayé d’être organisés, je dis bien essayé car très vite, on s’est rendu compte qu’on était loin d’être au top! Ah ben mince, on a plus de caisses, il faut retourner à la ferme en chercher! Ah ben mince, j’ai pas la vareuse pour récolter les fruits des arbres tout près des ruches! Ah ben mince par ci, ah ben mince par là! Il faut savoir essuyer les plâtres, c’est comme ça qu’on apprend.

N’ayant pas de chambre froide, ce qui nous a pris réellement de cours, c’est la vitesse à laquelle peuvent s’abîmer les abricots. Ça va vite, très vite. Trop vite. Qu’on se rassure, nous ne nous étions pas imaginé les garder 3 semaines après la récolte hein! Néophytes mais pas idiots quand même! Il a fallu trier, retrier, re-retrier.  A chaque fois, il faut bien le dire, nous avons ressenti un pincement au cœur quand les poules se régalaient avec les fruits invendables. Une fois, puis deux, puis… Après deux marchés, nous avons pris le parti de transformer le reste de la récolte à l’atelier Nectardéchois. Atelier qui a le gros avantage de se situer à Pailharès – à quelques kilomètres de la ferme. Nous voulions assurer un minimum de valorisation pour cette première récolte. Nous avons donc pris rendez-vous pour transformer un peu moins de 200 kilos de fruits. Récolte faite, nous avons trié – sans trop savoir ce qui était ou non acceptable pour du nectar – et préparé les caisses. Encore. Les poules ont eu des abricots. Encore. Je crois qu’elles en ont eu ras le bec des abricots et qu’elles préfèrent la salade et les blettes.

Premier passage, deuxième passage, etc… et enfin, le dernier passage qui a des airs de balade champêtre!

Au petit matin, le Jumpy sentait bon l’abricot quand François a pris la route de Pailharès. Après un nouveau tri à l’atelier- on vous l’a dit, on fera mieux l’an prochain – les abricots ont été mis en bouteille. Littéralement, enfin presque! Après un peu moins de 3 heures, François chargeait les caisses. Des caisses de nectar cette fois-ci! De belles bouteilles remplies de nos abricots, encore toutes chaudes – pasteurisation oblige – et prêtes à être stockées sans risque. Ouf! Nous avons pu souffler, la casse était finalement limitée et l’épisode « abricots » tirait à sa fin. Après ça, nous avons fait un dernier passage et cette dernière session de récolte nous a permis de préparer 10 kilos de confiture. Un bonheur de préparation quand il fait si bon chaud dehors!

Mise en bouteille des abricots

Voilà, notre première épopée de récolte – ça en a l’allure vous en conviendrez – est bel et bien terminée. C’est loin d’être une belle récolte – en poids – mais on se dit que ça n’est pas plus mal d’essuyer les plâtres sur une petite récolte. Pour une première année de conversion et vu le peu de traitements que nous avons fait – rappelez-vous l’impossibilité de trouver un créneau pour les traitements sur fleurs – au fond, nous ne sommes pas mécontents. Pas mécontents d’avoir su réagir quasi à temps et contents d’avoir appris par l’expérience. Par exemple, nous n’attendrons pas autant avant de prévoir un créneau – ou deux – de transformation…

Et puis, la récolte des abricots, c’est aussi  de  belles tranches de rigolades et de beaux craquages de fin de journée – le mélange fatigue + chaleur est détonnant – la promesse de belles tartines et de délicieux gâteaux roulés, la dernière heure de récolte avec la tribu Chauvin – pas moins de 3 générations pour nous prêter main forte.  En résumé, c’est une nouvelle collection de souvenirs qui sentent bon l’été, le soleil et … l’abricot!

Parfait exemple du craquage de fin de journée.


Pour celles et ceux qui peuvent être intéressé(e)s par nos produits, n’hésitez pas à nous contacter! Quelques petites informations complémentaires:

Le nectar est préparé avec 40 % de fruits minimum – nos fameux abricots Bergeron – de l’eau de source et du sirop de sucre biologique.
Tarif : 3,50 € la bouteille de 1 litre

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Les confitures sont préparées avec 55 gr de fruits bien mûrs pour 100 g de confiture. Nous utilisons uniquement du sucre de canne biologique et n’ajoutons ni pectine, ni gélifiant d’aucune sorte.
Tarif : 2,80 € le pot de 275 grammes – 4 € le pot de 450 grammes

 

NB: Aucune mention AB sur ces produits puisque nos abricots sont en conversion vers l’agriculture biologique.

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